- Serge Gainsbourg interdit de métro
- Homo medicus : après l’ordre public, l’ordre médical ?
- Cigarette et inégalités sociales : le tabagisme se concentre de plus en plus dans les milieux défavorisés
- Une vague de cancers mortels dus au tabac menace l'Afrique
- La microéconomie élémentaire du tabac
- Les tabacs destinés aux jeunes augmentent moins que les autres
Serge Gainsbourg interdit de métro
Les mauvaises fréquentations, 23 novembre 2009
Afin d’éviter qu’un quelconque groupuscule extrémiste composé – comme toujours – de pharisiens et de zélotes, ne dépose plainte pour un cas similaire dans le futur, afin, en d’autres termes et en fonction du contexte, de protéger la culture, il serait donc urgent d’amender la loi Evin.
Homo medicus, par Cynthia Fleury
Humanite.fr, 18 novembre 2009
« Les trois grands maux de la prévention – stigmatisation des conduites à risques, alliance avec le conservatisme moral, cristallisation d’enjeux commerciaux considérables – apparaissent comme des contraintes structurelles dont il serait fort difficile de se débarrasser, justement parce que la prévention n’opère pas dans le vide. »
Il apparaît inévitable que le culte de la santé soit détourné pour promouvoir d’autres valeurs souvent teintées de conservatisme moral.
« Les principes moraux les plus fréquemment cités par les éthiciens sont la bienfaisance, la non-malfaisance, l’autonomie et la justice. (…) Le philosophe et théologien James Childress propose cinq conditions pour justifier la violation d’un principe moral au nom d’un autre : la nécessité, l’efficacité, la proportionnalité, le moindre mal et la justification publique. » écrivent Patrick Peretti-Watel et Jean-Paul Moatti dans leur récent ouvrage (Le Principe de prévention. Le culte de la santé et ses dérives. Éditions du Seuil, 2009).
Et les techniques diffèrent pour parvenir à cet objectif, comme par exemple celle qui consiste à « marketiser » le dégoût. Et ça marche si bien que « les conduites à risques sont devenues blâmables, révélatrices d’une infériorité morale, et la prévention participe à la dévalorisation, voire au rejet, des personnes qui adoptent ces conduites ».
L’Homo medicus, né de la démocratie, n’est pas très démocratique.
Regard santé, n° 20, 2009 (pdf)
Une vague de cancers mortels dus au tabac menace l'Afrique
Reuters, 12/11/09
Mais il faudrait encore que les habitations africaines soient closes pour que ce terrorisme sanitaire soit justifié.
Ces communiqués alarmistes viseraient-ils surtout à ouvrir le marché des produits pharmaceutiques en lieu et place d'un bien faible tabagisme ?]
La microéconomie élémentaire du tabac
Sans rationalité et sans finalité, 11/11/09
Si l'élasticité prix est aussi élevée, c'est tout simplement parce qu'une hausse des prix provoque maintenant à la fois une baisse de la consommation mais surtout un accroissement des importations illégales. Le coût du tabac est aujourd'hui si élevé que toute hausse rend plus rentable encore l'importation de cigarettes illégales, malgré des coûts de transaction prohibitifs.
Les tabacs destinés aux jeunes augmentent moins que les autres
Le Point.fr, 11/11/2009
Bonsoir, bonjour,
J'arrive ici en suivant le chemin hypertext partant de Rezo.net conduisant au Blog des Bactéries et de l'évolution où j'ai lu le billet sur le vaccin anti-tabac. Je suis tombé sur le commentaire que vous y avez laissé qui m'a interpelé et suis donc venu visiter ici.
Pour le moins qu'on puisse dire, c'est que vous êtes difficile à étiqueter, bravo. Il me semble que c'est important un regard pas trop manichéen en matière de dépendance.
Ce qui m'a interpelé dans votre commentaire c'est ceci: "Une étude intitulée Nico au Canada a montré qu'une seule cigarette pouvait suffire à rendre un adolescent dépendant (à vie, car on ne guérit pas de cette dépendance, on apprend à vivre avec)"
Il me semble peut-être comprendre ce que ça veut dire. J'aurais ajouté qu'on l'apprend et que c'est possible de vivre avec la dépendance et sans le produit, que ce n'est pas aussi dramatique que ça en a l'air. Ok, il ne faut pas se voiler la face, mais pas plus ne faut-il décourager...
Mes excuses pour ce commentaire placé de manière un peu arbitraire ici.
Rédigé par : iGor | 28/11/2009 à 19:28
iGor > Merci pour ce commentaire.
Vous avez bien compris. Redevenir non fumeur résulte d'un apprentissage et jusqu'à plus ample informé, aucun médicament ne permet de se passer de cet apprentissage.
A ceux qui prétendent que ça aide (les médicaments), je réponds que cela n'est pas confirmé dans ma pratique de terrain. Les médicaments au contraire laissent penser qu'une aide externe va faire le travail à sa place, ce qui est une illusion évidemment.
Les faits sont têtus, et la médiocrité des résultats de la tabacocologie médicale devrait inciter certains à moins de fumeuse prétention. Si la pharmacothérapie 'double' les chances de succès, ce n'est pas par rapport à 'rien' mais à un autre traitement placebo, qui n'a aucun sens en la matière. On ne sait pas faire de placebo de nicotine, je veux dire de produit faisant les effets physiologiques de celle-ci. Par conséquent il n'existe pas de test en double aveugle : pas étonnant que ceux à qui l'on donne un pseudo traitement factice abandonnent la tentative. Ces résultats 'scientifiques' sont bidon !
Sur mon positionnement 'atypique', effectivement je défends les fumeurs. Pour qu'ils acceptent votre aide, voire la sollicitent, mieux vaut les comprendre et les accepter que les dénigrer et les mépriser.
Rédigé par : Randall | 29/11/2009 à 12:02